L’Arabie saoudite fait pression sur les États-Unis pour qu’ils lèvent les restrictions militaires sur le détroit d’Ormuz, l’un des points d’étranglement maritimes les plus critiques du golfe Persique. Selon les informations rapportées par le Wall Street Journal et basées sur des responsables arabes de la région, l’administration de Riyad craint que le blocus naval du détroit d’Ormuz, mis en place par Washington pour faire pression sur l’Iran, n’aggrave encore les tensions régionales. Cette évolution remet en question l’avenir des régimes arabes riches en énergie, situés juste en face de l’Iran et sous le parapluie sécuritaire américain.
LA RECHERCHE DE LA DIPLOMATIE
Dans l’actualité, le message de l’Arabie Saoudite aux États-Unis repose sur la crainte que la stratégie actuelle puisse créer un nouveau cycle d’escalade plutôt que d’acculer l’Iran. Riyad attire l’attention sur le risque que l’Iran puisse cibler en réponse le détroit de Babel Mandeb dans la mer Rouge, fermant ainsi une deuxième artère critique du flux énergétique mondial.. C’est pour cette raison que les responsables saoudiens appellent Washington à abandonner sa politique de pression militaire et à revenir à la table des négociations. Il est indiqué que d’autres pays du Golfe dans la région soutiennent également la ligne de « tensions et diplomatie contrôlées ».
SÉCURITÉ ÉNERGÉTIQUE
Le détroit d’Ormuz est l’un des points de transit les plus critiques dans le commerce mondial du pétrole, permettant à des millions de barils de pétrole d’atteindre quotidiennement les marchés mondiaux. Alors que le récent blocus naval imposé par les États-Unis à l’Iran permet de reprendre le contrôle de cette ligne, cette situation a accru les inquiétudes quant aux fluctuations des prix du pétrole.. Bien que l’Arabie saoudite ait mis en service des lignes d’exportation alternatives (notamment des pipelines vers la mer Rouge), elle prévient que les exportations pourraient être sérieusement perturbées si le détroit de Bab al-Mandeb était également menacé.
LE RISQUE CROÎT
La pression simultanée de deux passages stratégiques tels que Bab al-Mandab et Ormuz entraîne de graves perturbations du commerce mondial. Par conséquent, l’appel de l’Arabie saoudite à Washington n’est pas seulement un changement de politique étrangère, mais aussi un changement régional « Retour d’une tension maîtrisée au processus diplomatique» est considérée comme une demande.
RETOUR À LA DIPLOMATIE
Cependant, il semblerait que les voies diplomatiques restent ouvertes en coulisses. Les actions de l’Arabie saoudite contre les États-UnisLe message « Retrait de la pression militaire à Ormuz, retour aux négociations » est considéré comme le reflet des préoccupations croissantes en matière de sécurité énergétique dans le Golfe et du risque d’expansion régionale.. Ces développements remettent à l’ordre du jour la question de savoir si les tensions militaires au Moyen-Orient évolueront vers un processus diplomatique.

PRESSION DE GONFLAGE
Environ un cinquième du commerce mondial du pétrole passe par le détroit d’Ormuz, et tout blocage militaire dans la région pourrait provoquer une hausse soudaine des prix du pétrole et des pressions inflationnistes mondiales. Pour cette raison, Riyad pense que les mesures américaines sévères, telles qu’un « blocus naval » contre l’Iran, pourraient en réalité accélérer le cycle de représailles régionales plutôt que de faire reculer l’Iran.. La multiplication des attaques sur la mer Rouge et sur la ligne Bab al-Mandeb, notamment via les Houthis au Yémen, inquiète l’Arabie saoudite car deux passages maritimes distincts sont simultanément menacés.
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