Cela s’accompagnera de données économiques et de développements politiques importants en Europe.

L’ÉTAPE 1 EST CELLE DE NVIDIA

Nvidia, entreprise leader dans le secteur de l’intelligence artificielle, s’apprête à annoncer son bilan financier trimestriel alors que les inquiétudes persistent quant à la rentabilité des investissements en intelligence artificielle et aux changements radicaux que cette technologie peut créer dans différents secteurs.

Les investisseurs boursiers suivront de près le bilan que Nvidia, la plus grande entreprise mondiale en termes de valeur boursière, annoncera mercredi prochain.

Les actions de Nvidia ont fortement augmenté depuis le lancement de ChatGPT fin 2022.

Cependant, depuis le début de l’année, les actions de Nvidia et d’autres grandes sociétés technologiques appelées les « Magnificent Seven » n’ont pas très bien performé.

Les investisseurs suivront également de près les bilans des éditeurs de logiciels tels que Salesforce et Intuit la semaine prochaine. Les actions des éditeurs de logiciels ont fortement chuté ces dernières semaines en raison des craintes que l’intelligence artificielle ne change fondamentalement le secteur.

2. TENSION GÉOPOLITIQUE

Mardi prochain marquera le quatrième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Même si les tentatives diplomatiques du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre se poursuivent, parvenir à un accord de paix semble pour l’instant assez difficile.

Alors que l’Ukraine est contrainte de faire de lourdes concessions à la table des négociations, l’armée russe continue de bombarder le réseau énergétique ukrainien et avance lentement sur le front.

D’un autre côté, alors que le Fonds monétaire international (FMI) devrait approuver une nouvelle aide à l’Ukraine, les prix des obligations d’État ukrainiennes augmentent.

D’un autre côté, comme le montre la volatilité des prix du pétrole, les marchés intègrent la possibilité d’une intervention militaire américaine en Iran. Outre les prix du pétrole, les actions de l’industrie de la défense et l’or ont également augmenté ces derniers jours.

Cette année, alors que les tensions augmentent à Gaza, en Afrique et à Taiwan, parallèlement aux déclarations des États-Unis sur la saisie du Groenland et à l’opération qui a abouti à la capture et au transfert de l’ancien dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro aux États-Unis, les analystes mettent en garde contre une période de troubles géopolitiques où tout peut arriver à tout moment et où une crise en déclenche une autre.

3. TOUJOURS ÉLEVÉ

Les données de l’indice des prix à la consommation (IPC), qui seront annoncées mercredi prochain en Australie, seront surveillées de près par les investisseurs qui s’attendent à ce que la banque centrale du pays augmente les taux d’intérêt au moins une fois de plus cette année.

La Banque de réserve d’Australie est devenue la seule banque centrale parmi les pays du G10, à l’exception du Japon, à resserrer sa politique monétaire ce mois-ci, alors qu’elle lutte pour maîtriser l’inflation dans une économie limitée par l’offre.

Le fait que l’inflation ait dépassé les attentes des analystes mercredi pourrait renforcer la possibilité que la banque centrale augmente encore ses taux d’intérêt de 25 points de base, pour les porter à 4,1% en mai.

Au Japon, les données sur l’inflation de Tokyo qui seront annoncées vendredi prochain ne devraient pas modifier les prévisions de la Banque du Japon (BoJ).

Les analystes affirment que la victoire électorale historique du Premier ministre japonais Sanae Takaichi a ouvert la voie à des mesures de resserrement monétaire de la BoJ, tandis que les marchés anticipaient deux hausses supplémentaires des taux d’intérêt jusqu’en décembre.

4. IMPRESSION STARMER

Les élections qui se tiendront jeudi à Manchester pourraient porter un coup sérieux au pouvoir affaibli du Premier ministre britannique Keir Starmer. Les investisseurs suivront de près les élections.

Certains craignent qu’un leader de gauche remplaçant Starmer puisse augmenter les dépenses et les emprunts, ce qui augmenterait encore le montant des obligations d’État émises.

La crise qui a éclaté à cause de ce que Starmer savait des liens de Peter Mandelson avec le pédophile Jeffrey Epstein lorsqu’il l’a nommé ambassadeur des États-Unis, a provoqué des fluctuations des obligations d’État britanniques et de la livre sterling au début du mois.

Les marchés se sont un peu calmés après que le cabinet ait soutenu Starmer. En revanche, les dernières adjudications d’obligations à haut rendement ont suscité une forte demande.

5. VENTS DE CHANGEMENT À LA BCE

Suite à l’annonce parue cette semaine dans le Financial Times (FT) selon laquelle la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde envisage de quitter son poste plus tôt que prévu, l’agenda de la BCE est soudainement devenu actif.

Selon le FT, Lagarde envisageait de démissionner pour donner au président français sortant Emmanuel Macron son mot à dire dans le processus de détermination du nouveau président de la BCE.

Mais plus tard, s’adressant au Wall Street Journal, Lagarde a annoncé qu’elle prévoyait de rester présidente de la BCE jusqu’à la fin de son mandat.

Les investisseurs, actuellement concentrés sur le changement de président de la Réserve fédérale américaine (Fed), ont commencé à suivre de près l’éventuel changement de direction à la BCE.

En revanche, les données d’inflation de février de l’Allemagne, de la France et de l’Espagne seront annoncées vendredi.

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