1ER SOMMET Trump-XI
Le président chinois Xi Jinping effectuera la semaine prochaine une visite de trois jours à Washington.
Xi et Trump, qui se sont rencontrés pour la dernière fois à Pékin en mai, ont maintenu des relations globalement stables après l’accord d’octobre qui a apaisé les guerres commerciales entre leurs pays, mais les marchés surveilleront de près la manière dont les développements depuis mai, notamment la guerre en Iran, affecteront les relations entre les deux.
Les alliés des États-Unis en Asie craignent que Trump ne réduise son soutien à Taiwan afin de réaliser des gains économiques avant les élections américaines de mi-mandat en novembre. Outre la course aux armements entre les États-Unis et la Chine, l’augmentation de la présence militaire américaine dans l’espace constitue également l’une des questions importantes entre les deux pays.
Trump devrait accueillir de nombreux dirigeants d’entreprises technologiques, dont le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, lors de son deuxième dîner à la Maison Blanche après son entrée en fonction.
2. MARCHÉ OBLIGATOIRE
Les données de l’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur manufacturier aux États-Unis seront annoncées mercredi prochain.
Alors que le rendement des obligations à 10 ans du Trésor américain, qui sert d’indicateur important pour les coûts d’emprunt et les devises mondiales, a atteint le seuil psychologique de 5 pour cent, les investisseurs s’attendent à une décision drastique après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) d’augmenter les taux d’intérêt pour la première fois en trois ans.
D’un autre côté, de nombreux actifs sont négociés à des prix qui ne correspondent pas aux comptes comptables. Malgré la hausse des rendements du Trésor américain, les marchés boursiers mondiaux n’ont pas beaucoup perdu le mois dernier et la hausse du dollar a été limitée.
3ÈME SEMAINE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU
La semaine de haut niveau de la 81e Assemblée générale des Nations Unies (ONU) débutera la semaine prochaine dans un contexte de crises mondiales croissantes. Le thème principal de la semaine sera « rétablir la confiance et gérer la transformation ».
L’agenda principal des réunions sera l’approfondissement croissant des divisions dans l’ordre mondial. Alors que les conflits en cours en Ukraine et au Moyen-Orient creusent le fossé entre les pays occidentaux et les pays du Sud, les résultats d’une diplomatie orientée vers les intérêts seront au premier plan dans les négociations.
Alors que les négociations en coulisses sur le nom du secrétaire général de l’ONU s’intensifient, les grandes puissances tentent d’élargir leur sphère d’influence au sein de l’ONU.
D’autre part, lors des séances où seront discutées la réglementation de l’intelligence artificielle, les menaces mondiales posées par le changement climatique et les mécanismes liés à la dette publique, on observera si les pays en désaccord peuvent encore agir ensemble sur des questions importantes.
Les séances révéleront également s’il est possible d’empêcher les pays de se replier sur eux-mêmes, ce qui menacerait la stabilité économique mondiale.
4. MATIN DE CATASTROPHE D’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Alors que les entreprises, les gouvernements et les investisseurs sont confrontés à des scénarios catastrophes croissants concernant les dangers du développement rapide de la technologie de l’intelligence artificielle, le développement de l’intelligence artificielle restera au centre de l’agenda.
Ce mois-ci, les appels du directeur général d’Anthropic, Dario Amodei, et d’autres dirigeants de laboratoires d’IA à « ralentir le développement » de l’IA interviennent alors que des avertissements sont lancés sur les menaces potentielles que la technologie de l’IA représente pour l’humanité.
Ces inquiétudes ont commencé à exercer une pression sur les actions des sociétés de semi-conducteurs et des grandes entreprises technologiques, qui sont au centre de la hausse des actions des sociétés liées à l’intelligence artificielle.
Les investisseurs se concentrent sur des signes concrets qui montreront si la croissance ralentit réellement avant de conclure que la forte hausse des valeurs de l’IA et les dépenses d’investissement qui l’ont accompagnée au cours des deux dernières années sont terminées.
Alors que le président américain Donald Trump a qualifié d’infondées les récentes mises en garde contre les désastres que l’intelligence artificielle pourrait provoquer et a signalé qu’il ne permettrait pas que le développement de cette technologie ralentisse, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, souhaite rencontrer les principales sociétés d’intelligence artificielle en Europe pour discuter des risques possibles.
5. DÉCISION DES TAUX D’INTÉRÊT DE LA BANQUE CENTRALE D’INDONÉSIE
La décision sur les taux d’intérêt qui sera annoncée mercredi par la Banque centrale indonésienne sera au centre de l’attention des marchés en raison des récents changements dans la gestion économique et de l’affaiblissement de la confiance des investisseurs.
La réunion au cours de laquelle la décision sur les taux d’intérêt sera annoncée sera la deuxième réunion de Destry Damayanti, le nouveau gouverneur de la Banque centrale d’Indonésie. Ce sera sa première réunion depuis qu’elle a officiellement pris ses fonctions en tant que première femme à diriger la banque centrale du pays, suite à la démission surprise du précédent gouverneur de la banque centrale en juillet.
Il est prévu que le taux d’intérêt soit maintenu constant ou qu’une réduction limitée soit effectuée.
La semaine dernière, le président indonésien Prabowo Subianto a limogé le ministre des Finances du pays, Purbaya Yudhi Sadewa, qui s’était montré franc dans ses déclarations, à la suite de conflits bureaucratiques.
Les analystes espèrent que la confiance des investisseurs sera partiellement rétablie après le remplacement de Purbaya par son adjoint Suahasil Nazara dans ce pays du G20, dont l’économie pèse 1,5 billion de dollars. Même si les autorités indonésiennes sont depuis longtemps préoccupées par les décisions politiques et les irrégularités financières, il est possible que le marché boursier perde son statut de marché émergent par MSCI.
