Les tensions avec l’Iran ajoutent une nouvelle incertitude à une économie mondiale déjà fragile
Cette photo montre un écran de la Bourse de New York qui affiche divers chiffres boursiers.

La reprise des combats entre les États-Unis et l’Iran a ajouté une nouvelle dose d’incertitude à l’économie mondiale.

Les prix du pétrole brut ont bondi et les cours des actions ont chuté après que le président Trump a déclaré la fin du fragile cessez-le-feu dans le détroit d’Ormuz. L’armée américaine a attaqué des dizaines de cibles le long de la côte iranienne dans la nuit, en représailles à ce qui semblait être des attaques iraniennes contre des navires tentant de transiter par le détroit.

Cette action hostile menace de prolonger la volatilité sur les marchés mondiaux quelques semaines seulement après que les investisseurs aient réagi avec soulagement après que Trump et l’Iran se soient mis d’accord sur un cessez-le-feu.

Les indices de référence américains et internationaux pour le pétrole brut ont bondi d’environ 7 % mercredi, même s’ils restent bien en dessous de leurs sommets printaniers. Pendant ce temps, l’indice Dow Jones Industrial Average a chuté de plus de 800 points, soit 1,5 %, après avoir atteint un niveau record deux jours plus tôt.

La reprise des attentats renouvelle la perspective de pressions inflationnistes après un mois de baisse des prix de l’essence. La flambée initiale des prix a toutefois été modérée, ce qui suggère que les marchés ne s’attendent pas à un retour à une guerre totale. Les prix de détail de l’essence aux États-Unis ont augmenté de moins d’un centime par gallon du jour au lendemain, selon AAA, bien qu’ils pourraient augmenter dans les prochains jours à mesure que la hausse des prix du pétrole brut se répercute.

Les marchés mondiaux sont volatils depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran pour la première fois en février – et la hausse des rendements obligataires a montré du jour au lendemain que les investisseurs s’attendaient à un regain d’incertitude.

Tous les regards sont tournés vers la Réserve fédérale

Les tensions actuelles avec l’Iran continueront également d’ajouter de la pression sur la Réserve fédérale sous la direction de son nouveau président, Kevin Warsh.

Une jauge de marché – l’outil de suivi CME FedWatch – suggère que les investisseurs voient désormais une chance sur trois que la Fed augmente ses taux d’intérêt ce mois-ci. Cela représente une augmentation par rapport à une chance sur quatre mardi, avant la rupture du cessez-le-feu.

La banque centrale surveille de près la hausse des prix de l’énergie, qui a déjà poussé l’inflation bien au-dessus de son objectif de 2 %. L’administration Trump se prépare également à une nouvelle série de droits de douane mondiaux, qui pourraient exercer une pression à la hausse encore plus forte sur les prix des importations au second semestre.

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