Pendant la période de Covid-19, les vaccins à base d’adénovirus d’AstraZeneca et de Janssen ont marqué un tournant dans la perception du public en matière de sécurité pharmacologique.

Bien que la thrombocytopénie immunothrombotique (TTIV) liée à ces deux vaccins soit extrêmement rare, le taux de mortalité élevé et la longue absence d’explication claire ont déclenché l’une des plus grandes crises de confiance en matière de santé de la décennie.

La science médicale a désormais accompli ce qui semblait impossible : elle a identifié le mécanisme moléculaire précis et le profil génétique des personnes souffrant de ces complications.

Pour comprendre l’ampleur de cette découverte, il est nécessaire d’examiner comment le système immunitaire conçoit ses défenses. Lorsque le corps détecte un élément étranger, tel qu’un adénovirus, il commence le processus de raffinage des anticorps. Il s’agit d’un processus évolutif accéléré au cours duquel les cellules de défense mutent pour devenir plus vulnérables. Cependant, pour un certain groupe de personnes, ce processus de « ciblage » s’est transformé en une erreur de calcul qui a entraîné des conséquences fatales. Le mécanisme responsable était « l’hypermutation somatique ».

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